tribune Le Figaro

Dans sa lutte contre le marché libre, Arte nous montre à nouveau sa position partisane envers un interventionnisme très puissant de l’État. Analyse critique de l’épisode 5 de la série documentaire « Capitalisme » diffusée par Arte : « Keynes/Hayek, un combat truqué ? » Initialement publié dans Contrepoints le 2 novembre 2014.

Par Rafaël Amselem, SFL Paris

keynes-vs.-hayek1
« Dans ce débat bien sûr, Hayek semblait du mauvais côté. Sa conception des dépenses publiques, impuissantes à réduire le chômage, s’était révélée définitivement caduc. » Ceci est l’une des premières phrases prononcées dans le documentaire diffusé par Arte le 28 octobre. D’emblée, le ton est donné.

Le titre de l’émission a tout pour surprendre. Après tout, que peut-il y avoir de truqué dans un débat entre deux économistes aux idées radicalement différentes ? Si l’intention de faire connaître deux grands économistes au grand public est louable, le résultat pêche par son manque de justesse et de recherche. Dans sa lutte contre le marché libre, Arte nous montre à nouveau sa position partisane envers un interventionnisme très puissant de l’État dans ce cinquième épisode.

Quelle a été la pensée économique de Hayek ?

Tandis que Keynes était un fervent défenseur de l’interventionnisme étatique, Hayek était sans doute parmi les libéraux l’un des plus catégoriques et engagés. Il a longtemps travaillé à l’école d’économie de Vienne. Il a apporté une très grande contribution à la compréhension des cycles économiques. Il a tenté de prouver que l’individualisme méthodologique, le libre marché, et la restriction du pouvoir de l’État sont des éléments nécessaires à la liberté de chacun, et la meilleure façon d’atteindre une forme d’égalité.

L’incompréhension de l’individualisme [méthodologique]

Hayek

Le sens populaire attribué au terme « individualisme » renvoie à celui d’égoïsme, de culte de « soi ». Il semble qu’il y ait une erreur dans cette analyse. Et au vu des précédents épisodes de la saga « Capitalisme », il était plus que fort probable qu’Arte le comprenne ainsi. Malheureusement, l’une des premières intervenantes nous le confirme. Il s’agit de Kari Polanyi Levitt qui affirme : « Donc [selon Hayek], nous sommes dans un monde individualisé avec des consommateurs individuels, des producteurs individuels, considérés comme des petites entreprises indépendantes. »

Puisque nous nous intéressons à Hayek, quelle est sa position sur le sujet ?

« L’idée suivant laquelle l’individualisme postulerait (ou fonderait ses arguments sur cette hypothèse) l’existence d’individus isolés ou autosuffisants, au lieu de partir de l’étude de gens dont la nature et le caractère sont déterminés par le fait qu’ils existent en société. Si cela était vrai, l’individualisme n’aurait vraiment rien à apporter à notre compréhension de la société. » — Friedrich Hayek, Vrai et faux individualisme.

L’individualisme est d’abord une théorie sociale s’intéressant à ce qui conduit les individus à agir. Il continua à développer cette problématique dans la théorie de l’Ordre spontané. Sa vision de l’individualisme consistait à voir le monde comme une somme d’individus, qui répondent à des règles morales qui varient selon ces mêmes individus, mais qui arrivent tout de même à interagir et même à former des collectifs.

« C’était la peur panique du bolchévisme. » Il est vrai que Hayek s’opposait à l’idée du communisme qui émergeait à son époque, puisque cette idéologie renie l’individu et tente de placer un ordre collectif préétabli et assez subjectif quant à sa nature.

La rencontre de sa vie : Ludwig von Mises

Même s’il y a un désaccord avec les propos tenus dans le reportage, il faut saluer le travail d’Arte quant à l’évocation de cet économiste. Il est en effet assez peu connu du grand public, alors qu’il a pourtant eu un grand rôle dans la pensée de Hayek.

mises-hayek

 

Ludwig Von Mises est celui qui a transformé le socialiste qu’était Hayek en libéral. Économiste reconnu en Autriche, Mises a fourni un travail considérable dans la critique du socialisme, notamment dans son livre  Economic Calculation in the Socialist Commonwealth. Contrairement à d’autres libéraux, il n’y développe pas une théorie selon laquelle le socialisme est néfaste, voire nuisible. Ce qui va l’importer, c’est de prouver qu’au final, que le socialisme soit bon ou mauvais, il n’est finalement pas applicable. Il démontre l’importance des prix et met en garde contre les manipulations monétaires dès 1912 dans la Théorie sur la monnaie et le crédit. C’est à partir de cette théorie que Mises prévoit à partir de 1924 la crise de 1929.

Keynes et les débuts du keynésianisme

Le reportage nous présente Keynes comme le personnage d’un nouveau courant de pensée, très moderne à son époque. Il a évolué dans un monde très culturel, ce qui faisait de Keynes quelqu’un de très cultivé et d’intelligent.

Voilà ce que disait Hayek à son propos : « Avoir connu Keynes est un souvenir qui marque toute une vie. Il exerçait un réel magnétisme sur tous ceux qui l’entouraient. Sa vaste culture littéraire, artistique, scientifique, la puissance de sa conversation, la diversité de ses centres d’intérêt font que, même s’il n’avait rien écrit sur l’économie, je m’en serais toujours souvenu comme d’un très grand homme. Mais, cela n’empêche pas que c’était un piètre économiste ! »

Keynes

Keynes est l’un des grands acteurs des accords de paix de 1919. Il est resté très critique envers les puissances occidentales lorsque celles-ci ont demandé à l’Allemagne de rembourser une gigantesque dette envers les pays vainqueurs. Il annonçait aussi qu’il y aurait à l’avenir une vengeance sans précédent de la part du vaincu et que cette énorme dette finirait par causer des problèmes au niveau économique.

À cela, la voix off du reportage dit : « En reconsidérant le traité de Versailles, Hayek aurait peut-être admis que la bulle spéculative qui avait éclaté en 1929 et déclenché la dépression avait pris racine dans l’insistance des États-Unis à être remboursé pour les prêts accordés à leurs alliés pendant la guerre. »

Ainsi, les taux des emprunts auraient été artificiellement abaissés, afin de permettre à l’Allemagne et aux Alliés de rembourser plus facilement leurs dettes. Une bulle spéculative serait née, car les investisseurs auraient profité de ces taux très bas pour investir dans de trop nombreux projets et jouer avec l’argent.

Seulement, il y a plusieurs problèmes dans cette analyse. Tout d’abord, cela contredit tout ce qu’a pu dire Arte auparavant au sujet du libre marché qui serait à l’origine des crises. En effet, ce sont des États qui ont signé ces accords, et des banques centrales qui, via les taux directeurs, ont fixé les niveaux des taux d’intérêt.

Mais ceci, ce n’est que la première partie du problème. La deuxième partie me semble bien plus intéressante. Replaçons les événements dans leur contexte : Hayek à cette époque commence ses travaux en économie. À partir de la fin des années 20, il publie chaque mois un rapport sur l’évolution de l’économie mondiale.

Pendant ce temps, Ludwig Von Mises annonçait déjà la crise de 1929. « Ce sera une explosion ! » disait-il dès 1924. Durant l’été 1929, alors qu’on lui propose un très haut poste à la Kreditanstalt Bank, la plus grosse banque d’Autriche, il décline l’offre en ces termes : « Une énorme crise va éclater, et je ne veux pas mon nom de quelque manière que ce soit dans cette affaire. » À partir de cette époque, il développe « The Austrian Business Cycle Theory », la théorie autrichienne des cycles économiques. Cette théorie est ce qui opposera fondamentalement les autrichiens aux keynésiens.

Les cycles économiques

Voilà comment notre histoire économique pourrait se schématiser :

Cycles économiques

En 1929, le débat est lancé.

Les keynésiens avancent la théorie suivante : le consommateur est dirigé par « the animal spirit ». En clair, le consommateur agit par l’émotion et non par la raison. À long terme, cet esprit animal guiderait le consommateur à diminuer ses dépenses et à épargner. Pour soutenir la croissance, le gouvernement doit intervenir pour renforcer la demande globale dans l’économie : augmenter ses dépenses et donc augmenter sa dette, accroître le crédit en abaissant le taux directeur de la banque centrale. Il faut injecter un maximum d’argent dans l’économie pour créer un boom. La stimulation de la demande globale permet un enrichissement global de la population.

Cette « économie de la demande » s’opposerait à une « économie de l’offre ». Dans son célèbre ouvrage La Théorie Générale de l’Emploi, de l’intérêt et de la monnaie, Keynes développe l’idée suivante :

« Depuis J.-B. Say et Ricardo, les économistes classiques ont cru que l’offre crée sa propre demande, ce qui veut dire en un certain sens évocateur mais non clairement défini que la totalité des coûts de production doit nécessairement, dans la communauté entière, être dépensée directement ou indirectement pour l’achat de sa production. »

Say est l’économiste français qui a développé la loi des débouchées. « L’offre crée sa propre demande » en est une lecture keynésienne1. En réalité, pour Say, elle signifie que les marchands ne produisent que des biens ou des services (offre) qui s’échangent contre d’autres biens ou services (demande). Notre monde économique n’est pas que production, n’est pas que consommation : il est avant tout échange ! La monnaie n’étant qu’un intermédiaire. La critique de Keynes adressée à Say n’est donc qu’un « homme de paille ».

De leur côté, que disent les autrichiens ? Nos États ne cessent depuis des décennies d’augmenter les dépenses publiques et d’accroître le crédit en abaissant les taux directeurs. Les acteurs économiques sont donc incités à contracter un nombre incroyable de prêts et vont les dépenser ou les investir dans des projets. En réalité, il s’agit d’une expansion monétaire via l’attribution de crédits : c’est donc de l’inflation. Dans un premier temps, il y a effectivement un boom : de nouveaux projets voient le jour, la croissance redémarre, le chômage diminue. Mais ce processus a ses propres limites : ainsi les taux directeurs remontent. Du coup, des projets nés des anciens crédits s’avèrent en réalité ne pas être viables à long terme. Au final, l’expansion trop forte de la masse monétaire, et la fin des projets qui étaient censés ne jamais voir le jour finissent par disparaître : c’est le crash.

Les gouvernements négligent donc le rôle de l’épargne dans la fixation naturelle des taux d’intérêt. Ce qu’ils font en toute impunité, c’est abaisser les taux à des niveaux artificiellement bas pour créer de la croissance, conduisant à une surconsommation, à une surévaluation des profits, puis à ce que Hayek a appelé le « malinvestissement ». Des investisseurs placent de l’argent dans des entreprises qui ne sont en réalité pas rentables – pour Mises et Hayek, les prix et les profits ont un rôle primordial dans un monde capitaliste.

Ainsi, augmenter les dépenses publiques et la masse monétaire crée effectivement de la croissance à court terme ; mais durant cette période de croissance, la crise plante ses propres graines. Le fait que nos gouvernements fournissent de l’argent facile, via ces politiques de soutien, nuit à la structure du capital à long terme. Les entreprises, au lieu de baser leur structure sur de l’épargne et de l’investissement purement privés, se basent sur cette fausse croissance créée par nos États.

Taux directeur de la Fed de 1921 à 1929 :

1921 4,83%
1922 3,47%
1923 3,93%
1924 2,77%
1925 3,03%
1926 3,23%
1927 3,10%
1928 3,97
1929 5,42%

 

Les années 20 aux États-Unis sont réputées pour avoir connu une croissance très forte (« les années folles »). Le tableau ci-dessus nous montre comment cela a pu être possible : le taux directeur a été maintenu artificiellement bas, puis, forcé par la réalité, il a dû être révisé. Pendant ce temps, la masse monétaire a augmenté. À l’époque, Mises avait calculé une augmentation de 60% de la masse monétaire. La Fed confirma cette augmentation de 60%. Ainsi, la croissance s’était faite sur de l’argent facile et de l’inflation.

La Route de la Servitude, l’oublié du documentaire

Très marqué par les ravages du fascisme et du nazisme, Hayek a tenté dans La Route de la Servitude de découvrir le chemin qui a conduit l’homme à de telles atrocités à travers ces deux idéologies. Dans ce livre, Hayek développe l’idée selon laquelle la mainmise de l’État sur l’économie et la vie individuelle, couplée à l’idée d’un collectivisme sans limite, mène à toute sorte de dictature.

Après avoir lu cet ouvrage, Keynes écrit à Hayek en 1944 :

« À mon avis, c’est un grand livre. Tous, nous avons la plus grande des raisons d’être reconnaissant envers vous de dire ainsi ce qui doit être dit. Vous ne devez pas vous attendre à ce que j’accepte totalement toute la doctrine économique de ce livre. Mais moralement et philosophiquement, je suis d’accord avec la quasi-totalité de cet écrit ; et il ne s’agit pas d’un simple accord, mais aussi d’un accord empli d’une profonde émotion. » – Extrait d’une lettre de Keynes, Hayek : the clash that defined Modern Economics

Le reportage d’Arte ne consacre très exactement que 60 secondes à ce livre qui l’a fait connaître, qui a été un élément majeur de sa vie, qui a contribué à faire évoluer les idées de nombreuses personnes et qui a eu un écho incroyable. Pour une émission dont le but affiché était de nous présenter cet auteur, c’est pour le moins surprenant, puisque c’est dans ce livre que l’on peut comprendre l’essence de la philosophie de Hayek, contenant des messages encore d’actualité.

Vers la fin du documentaire, la voix-off reproche à Friedman et Hayek de « ne jamais avoir débattu des éléments du capitalisme qui, nous le savons aujourd’hui, ont contribué à ses ravages : l’inégalité, la dette et la spéculation. » Là aussi, c’est très surprenant puisque tous deux ont traité ces sujets. À défaut de pouvoir résumer les ouvrages de ces deux économistes, voici deux célèbres citations, particulièrement révélatrices de leurs idées :

« Une société qui place l’égalité avant la liberté finira par n’avoir ni égalité ni liberté. [..] Une société qui place la liberté avant toutes choses finira par obtenir, sans l’avoir cherché, davantage d’égalité en même temps que davantage de liberté » La liberté du choix, Milton Friedman

« Il y a toutes les différences du monde entre traiter les gens de manière égale et tenter de les rendre égaux. La première est une condition pour une société libre alors que la seconde n’est qu’une nouvelle forme de servitude. » — Vrai et faux individualisme, Friedrich Hayek

Le marché libre dans la crise de 2008

À la fin du documentaire, un parallèle est fait avec la crise de 2008, en évoquant notamment la bulle économique en ces termes : « Quand le prix d’un actif augmente plus vite que ce qui peut être expliqué par les fondements économiques, cela crée une bulle. » Une bulle qui serait née, selon Arte, d’un trop plein de spéculations. Mais quelle serait l’explication autrichienne ?

Allons voir du côté des taux directeurs de la Fed :

2001 6,0%
2002 +/- 1,8%
2003 +/- 1,2%
2004 1,0%
2005 +/- 2,1%
2006 +/- 4,0%
2007 +/- 5,1%
2008 3%

 

La situation n’est pas sans rappeler celle de 1929 : dans un premier temps, une baisse des taux pour provoquer de la croissance, puis en 2008, le crash quand les taux remontent.

Les défenseurs du libre marché ont-ils su, comme Hayek et Mises en leur temps, prévoir la crise de 2008 ? Outre-Atlantique, le sénateur américain Ron Paul, fervent admirateur de Hayek et Mises, déclarait le 6 septembre 2001 devant le Sénat : « L’expansion du crédit créée par la réserve fédérale [la Fed] durant les 8 derniers mois n’a pas stimulé la croissance du secteur technologique ou industrielle, mais a pour beaucoup permis le gonflement de la bulle immobilière […] Cette bulle explosera, comme toutes les bulles le font. »

Outre cette baisse des taux qui nous alertait du désastre, il y avait aussi un programme mis en place par le gouvernement américain en 1994. Celui-ci reposait sur le développement d’un partenariat entre le gouvernement fédéral, les banques, et les agents immobiliers afin de favoriser l’accès à la propriété. Le National Patnership in Homeownership visait donc à subventionner l’achat de maisons et à favoriser l’hypothèque, mais ceci à contribuer amplement à l’augmentation anormale de leurs prix et à la formation d’une bulle immobilière2. Le 10 septembre 2003, Ron Paul revenait aussi sur ce sujet :

« Les privilèges spéciaux accordés à Fannie et Freddie [deux agences de réassurance bancaire amplement soutenues par le gouvernement américain] ont faussé le marché de l’immobilier en leur permettant d’attirer des fonds qu’ils n’auraient pas su attirer dans des conditions pures de marché. Comme toutes les bulles artificiellement formées, le boom dans l’immobilier ne durera pas indéfiniment. »

De son côté, le Prix Nobel d’Économie Paul Krugman, considéré comme néo-keynésien militant, déclarait le 2 août 2002 :

« Pour combattre cette récession la Fed doit stimuler les dépenses des ménages pour compenser les investissements moribonds des entreprises donc Alain Greenspan [Président de la Fed à l’époque] doit créer une bulle dans l’immobilier pour remplacer la bulle de l’internet. »

Selon une perspective keynésienne, Krugman proposait de fournir aux ménages davantage de moyens de dépenser. Ce qui a finalement été réalisé avec les effets que l’on connait.

Voici une liste d’économistes autrichiens qui avaient averti la Fed sur la bulle immobilière : James Grant, Thorsten Polleit, Kevin Duffy, Doug French, Marc Faber, Jim Rogers, Stefan Karlsson, Eric Englund, Robert Wenzel, Marc Thornton, Bill Bonner, H.A.Scott Trask, Richard Daughty, Christophe Mayer, Frank Shostak, Peter Schiff, Karen de Coster, Hans F. Sennholz, Theodore Beale, Robert Blumen, Gary North, Sean Corrigan, Kurt Richebächer. Il s’agit de défenseurs du marché libre.

La crise de 2008 est bien une crise du capitalisme. Mais il s’agit d’une crise du capitalisme de connivence, lorsque l’État s’immisce dans l’économie.

Une histoire qui se répète

L’histoire économique semble n’être qu’un long cercle vicieux dans lequel les mêmes erreurs sont répétées. Le problème est qu’à chaque fois que nos gouvernements essaient de relancer la machine, ils empêchent le marché de se purger de toute la monnaie injectée dans le circuit, le crash suivant étant d’autant plus grand. L’histoire bégaie, comme nous le rappelle l’actualité : il y a quelques semaines, les médias et gouvernements européens s’affolaient d’une possible déflation. Selon l’école autrichienne, la déflation permet de nettoyer l’économie d’une inflation ; elle préconise donc de la laisser éclater. La BCE ne l’a pas entendu de cette oreille et a de nouveau baissé son taux directeur à 0,05%…

Keynes, Hayek : un combat truqué ? Je ne comprenais pas le titre avant d’avoir visionné l’émission. L’analyse des faits donne raison à l’un des deux. Et pour ne pas répéter les mêmes erreurs, il importe de regarder la réalité en face. Mais il ne suffit pas de se contenter d’observer la réalité pour mieux s’en désoler, à l’image d’Arte, il importe d’apprendre à l’interpréter correctement en choisissant les bons outils théoriques.

 

Lire aussi :

 

Une grande campagne de sensibilisation ‪#‎ArteCliché (twitter et facebook) a été lancée par un collectif de 20 associations et think tanks. Avec entre autres l’Institut Coppet, l’Institut Turgot, L’Institut économique Molinari, GénérationLibre, Students for Liberty (Paris et régions), Think Libéral Sciences Po, Les Conférenciers de Paris Ouest, l’IREF et l’ALEPS.


Notes :

  1. D’où le nom de « politique de l’offre », qu’on a pu entendre dans les médias ces derniers mois. En réalité, cette formulation n’est pas libérale mais keynésienne.
  2. Tom G. Palmer, Après l’État-providence, chapitre 1.
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